Pages

23.2.12

Transmetropolitan, c'est le bien !




Putain. Putain. Putain. Putain. Putain. Putain. Putain. Putain. Putain. Putain. Putain. Putain. Putain. Putain. Putain. Putain. Putain. Putain. Putain. Putain. Putain. Putain. Putain. Putain. Putain. Putain. Putain. Putain. Putain. Putain. Putain. Putain. Putain. Putain. Putain. Putain. Putain. Putain. Putain. Putain. Putain. Putain. Putain. Putain. Putain. Putain. Putain. Putain. Putain. Putain. Putain. Putain. Putain. Putain. Putain. Putain.


C'est comme ça que je vous décrirais Transmetropolitan si j'étais Spider Jérusalem.

Spider Jérusalem donc, journaliste politique et controversé de son état, dont le but avoué et inamovible est de présenter La Vérité, toute la vérité, rien qu'la vérité, oui m'sieur. Et dans un monde comme celui dans lequel il vit, on comprend bien pourquoi certains ne veulent absolument pas l'entendre.
Parce qu'il met en exergue tous les travers de notre société en les amplifiant x1000, dans un monde futuriste postcyberpunk à la morale complètement dévastée, où on baffre de la viande de clones, commet des assassinats politiques à tours de bras, et où la télévision diffuse des bombes hypnotiques chargées de vous faire rêver de publicité toute la nuit.

Spider Jérusalem, c'est du Tank Girl sous acide, la critique fine et acerbe de notre petit monde contemporain en plus.

C't'un mec paumé, complètement cynique et défoncé en permanence parce qu'il ne supporte pas de vivre au milieu de la ville, même si on sent bien toute la jouissance sombre qu'elle peut lui procurer.
C't'un idéaliste désabusé, sans parti politique, sans organisations ni religions, qui se coltine des moutons comme public, et qui comprend un peu trop bien que sa seule alternative, c'est de toujours dénoncer, pour au moins pouvoir se dire, même s'il est le seul, que ça a été fait.
Qui quand il mène son troupeau dans des coins abandonnés de l'état nous sert du "Suivez quiconque vous dira : Je vais m'occuper de vous, je vais prendre toutes les décisions importantes à votre place pour que vous puissiez retourner vous faire chier les uns les autres et vous foutre en l'air dans une béate ignorance..."

Rev'nons-en au début. On parle d'un comics (et s'il y en a un à lire pour moi, c'est bien celui-là), édité pour la première fois en 1998. Sachant aussi qu'il a été scénarisé par Warren Ellis et illustré par Darick Robertson, deux auteurs plutôt prolifiques autant du côté DC que du côté Marvel, pour les maisons les plus connues.
Les soixante épisodes que compte la série ont été édités chez nous via la collection Vertigo Big books, sous la forme de 6 tomes les regroupant. Et si le bouquin est certes cher, puisqu'il faut débourser en France 29€ pour un exemplaire, il est aussi extrêmement addictif.

Parce que sous la logique de ce personnage extra-lucide et complètement décalqué en même temps se cache une vraie fuite en avant, et de lui-même, et de la société qui l'entoure. Et qu'on ne peut que continuer à lire cette narration de fin du monde, ou en tout cas de son abêtissement complet, semi-amusés, déprimés et horrifiés en même temps devant la réalité dépeinte par ces situations.


Rendez-vous sur Hellocoton !

4 commentaires:

  1. Tu as dit le mot magique: tank girl sous acide. Je signe où?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. C'est marrant, mais j'étais sûre que si tu lisais cet article, tu tiquerais sur ça. :D

      Dans toutes les bonnes librairies près d'chez toi normalement, même si malheureusement, certains tomes, en rupture, sont moins facilement trouvables que d'autres. ^^'

      Supprimer
  2. c'est pas mal dis moi!! bel article de présentation , ça donne envie !!! trop lucide..

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ben écoute, c'est chouette si je peux refiler le virus Transmetropolitan. Merci de ton retour ! ;)

      Supprimer

Oh oui, parle-moi !